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Randonnée dans le parc national de Taroko à Taïwan : le Zhuilu Old Trail

Randonnée dans le parc national de Taroko à Taïwan : le Zhuilu Old Trail

Si la terre se mettait à trembler violemment, le dernier endroit où je voudrais me trouver est au sommet du Zhuilu Old Trail, dans le parc national de Taroko à Taïwan. Long de 10 km, ce chemin est surtout célèbre pour les 500 mètres qui serpentent les falaises rocheuses de la montagne Zhuilu. Dans un pays dans lequel tremblements de terre, éboulements et brusques changements météorologiques sont fréquents, parcourir le chemin Zhuilu est en soi un acte de bravoure.

Le 4 juillet, nous nous sommes réveillés de bonne heure pour faire cette randonnée. Quoi de mieux pour célébrer l'indépendance des États-Unis que de nous mettre volontairement en danger en parcourant l'un des trekkings les plus difficiles de Taïwan?

Quelques jours avant, nous avons fait la demande de permis dans notre auberge. Pour une question de sécurité, seul une centaine de randonneurs journaliers sont autorisés à emprunter ce chemin et un permis est donc nécessaire. Nous avons pris le premier bus de Hualien et nous sommes descendus au centre d'accueil des visiteurs du Parc Taroko pour savoir où nous devions nous rendre. Nous avons été dirigés vers le poste de police au bout de la rue où nous avons dû présenter nos permis validés d'un cachet. C'est comme ça que les choses fonctionnent à Taïwan, beaucoup de paperasse et de formalités administratives.

Nous avons fait du stop du centre d'accueil des visiteurs jusqu'au point de départ du trekking à l'arrêt "Swallow Grotto", à plus ou moins quatre kilomètres de l'autoroute qui traverse l'île. Nous avons présenté nos permis au gardien qui semblait bien plus intéressé par les gloussements des jeunes filles japonaises qui se prenaient en photo plutôt que par nos permis et nos formulaires d'inscription. Alors que nous passions la barrière d'entrée, il nous a fait signe de la main et nous avons traversé le pont suspendu pour commencer le trekking.

À l'origine, le chemin a été construit durant l'occupation japonaise de Taïwan pour que plusieurs communautés aborigènes puissent collaborer dans ce qui est maintenant appelé le parc national de Taroko. Le chemin fait plus ou moins 10 kilomètres de long, bien qu'actuellement, seul les trois premiers kilomètres sont accessibles aux randonneurs. Il représente de loin le trekking le plus difficile du parc mais sans nul doute le plus enrichissant. À peine avez-vous traversé le premier pont suspendu que de nombreux panneaux vous mettent en garde sur la difficulté de la randonnée.

Les deux premiers kilomètres ne font que grimper. Après avoir traversé le pont suspendu, vous commencez immédiatement à escalader des séries interminables d'escaliers construits par l'homme. Usé par les fortes pluies, le chemin est plutôt accidenté et plein de nids-de-poules. Nous avons croisé pas mal d'énormes araignées suspendues paresseusement à leur toile et nous avons même entendu une famille de sangliers sauvages grogner dans les buissons.

Le chemin grimpe fortement à travers la jungle humide et après deux kilomètres, il s'aplanit à la hauteur d'un ancien poste de police japonais. Nous avons continué notre escalade jusqu'à un pont suspendu à la Indiana Jones où nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et grignoter, profitant du vent frais. J'ai fait tomber quelques cailloux par-dessus la barrière du pont et j'ai compté les secondes jusqu'à ce qu'ils s'écrasent dans le cours d'eau au fond de la vallée. 8 secondes. Waw, c'est vachement haut. 

Nous avons escaladé le dernier kilomètre dans le vent frais jusqu'au sommet de la montagne Zhuilu. Ces 500 derniers mètres serpentent le long d'un chemin étroit collé à la falaise, d'une hauteur impardonnable d'un kilomètre. De nombreux panneaux d'avertissement sont affichés : "Ne pas traîner", "Attention aux éboulements", "Faites attention". Nous avons entrepris ce chemin étroit avec pour seules aides un câble en acier et nos prières ; "faites qu'il n'y ait aucun tremblement de terre ou éboulement qui ne nous envoie en bas de la falaise".

Malheureusement, seul les trois premiers kilomètres étaient accessibles aux randonneurs et nous avons donc dû faire demi-tour pour revenir sur nos pas. Les raisons étaient les suivantes "éboulements" "chemin accidenté" et "conditions pouvant être dangereuses" bien que tout le chemin nous ait semblé "potentiellement dangereux".

La randonnée nous a pris plus ou moins cinq heures au total en comptant quelques pauses que nous nous sommes accordées pour nous reposer. La descente a été douloureuse pour nos jambes et nous étions contents d'atteindre le premier pont suspendu. Épuisés, nous nous sommes endormis sur le bord de la route en attendant le bus qui nous a ramenés à Hualien.

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